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Comment est établie la classe thermique

La classe thermique dit, par une lettre de A à G, si votre logement reste confortable en saison chaude. Elle ne repose pas sur une estimation : elle est calculée à partir de mesures faites chez vous. Cette page explique comment.

Ce qui est mesuré chez vous

Pendant 15 jours, des enregistreurs relèvent la température et l’humidité de l’air dans les pièces principales : le séjour et les chambres. C’est ce qu’on appelle une campagne de mesure hygrothermique. La température extérieure est relevée sur la même période.

La mesure se fait en saison chaude et climatisation éteinte, pour que le résultat décrive le logement lui-même et non ses équipements.

Comment la surchauffe est calculée

La surchauffe est l’écart entre la température de la pièce et une température de confort. Cette température de confort n’est pas fixe : on supporte mieux la chaleur quand il fait chaud depuis plusieurs jours. Elle est donc recalculée chaque jour à partir de la température extérieure des jours précédents. C’est le principe du confort adaptatif, défini par la norme NF EN 16798-1.

  • Température de confort = 0,33 × température extérieure moyenne des jours précédents + 18,8 °C
  • Surchauffe d’une heure = température de la pièce − température de confort, comptée à zéro quand la pièce est plus fraîche
  • Surchauffe moyenne = moyenne des surchauffes sur les heures où la pièce est occupée

La température extérieure des jours précédents est une moyenne glissante, qui donne plus de poids aux jours les plus récents. Les heures d’occupation retenues sont de 7 h à 22 h pour le séjour et de 22 h à 7 h pour les chambres. Chaque pièce reçoit sa classe ; le logement prend celle de la pièce la moins confortable.

L’échelle de A à G

Classe thermique selon la surchauffe moyenne en saison chaude
ClasseSurchauffe moyenneCe que cela signifie
Amoins de 2 °CConfort sans aide.
Bde 2 à 3 °CConfort acceptable pour la plupart des occupants.
Cde 3 à 4 °CLimite de l’acceptable ; un brasseur d’air ramène au confort.
Dde 4 à 5 °CInconfort, encore compensable par un brasseur d’air.
Ede 5 à 6 °CCompensable seulement avec un brasseur d’air à pleine vitesse.
Fde 6 à 7 °CLe brasseur d’air ne suffit plus.
G7 °C et plusInconfort marqué ; sans travaux, seule la climatisation y répond.

D’où viennent les seuils

Les classes A, B et C reprennent les trois catégories de confort de la norme NF EN 16798-1, dont les limites hautes se situent à 2, 3 et 4 °C au-dessus de la température de confort.

Au-delà, les classes se suivent par pas de 1 °C. Elles se lisent selon ce qu’un brasseur d’air peut compenser : à pleine vitesse, le mouvement d’air permet de supporter environ 2 °C de plus. Jusqu’à la classe E, un brasseur d’air ramène donc dans les limites de la norme ; à partir de la classe F, il ne suffit plus.

Ce que la classe ne dit pas

  • Elle porte sur le confort d’été. Une campagne menée en saison fraîche ne permet pas d’attribuer une classe.
  • C’est une moyenne : elle ne montre pas les pics de chaleur. Le rapport indique aussi la part du temps passée au-delà de 4 °C de surchauffe.
  • Les enregistreurs mesurent la température de l’air. Sous une toiture très chaude, la chaleur ressentie peut être plus forte que la mesure.
  • L’humidité est mesurée et présentée dans le rapport, mais elle n’entre pas dans le calcul de la classe.
  • La norme juge le confort heure par heure. L’échelle en reprend les seuils pour les appliquer à une moyenne : c’est une méthode propre à bloom green, sans valeur réglementaire.

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